Dans la rue Rigillis, au centre d’Athènes, dans la zone située au sud du manoir Sarogleion et au nord de l’Odéon d’Athènes, ont été mis au jour les vestiges de la palestre de l’un des premiers gymnases de l’Athènes antique, le gymnase du Lycée. Selon les sources anciennes, le Lycée était une banlieue idyllique et verdoyante à l’est d’Athènes, à l’extérieur de la porte de Diochare. Au sud-ouest, il était délimité par l’Olympiéion et les autres sanctuaires riverains de l’Ilissos, au sud par le fleuve Ilissos, et au nord par le Lycabette et l’Éridan. La région semble avoir tiré son nom du sanctuaire d’Apollon Lycéen, antérieur au gymnase mais qui n’a pas encore été localisé. Apollon Lycéen y était vénéré depuis des temps très anciens, peut-être comme dieu pastoral, protecteur des troupeaux contre les loups. La palestre du Lycée, espace d’entraînement des athlètes pour la lutte, la boxe et le pancrace (combinaison de lutte et de boxe), a été mise au jour sur une superficie de 2,5 stremmata (50 x 48 m). Il s’agit d’un grand édifice orienté nord-sud, fondé dans la seconde moitié du IVe siècle av. J.-C. et conservé, avec des réparations et des ajouts, pendant environ sept siècles, jusqu’au début du IVe siècle apr. J.-C., date à laquelle il fut définitivement abandonné. Toutefois, après le milieu du IIIe siècle apr. J.-C., il ne fonctionnait probablement plus comme palestre.
ΠΗΓΗ:http://odysseus.culture.gr/ Συντάκτης Ε. Μπάνου, Ν. Σακκά